SWORD OF THE STRANGER
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SWORD OF THE STRANGER

FICHE TECHNIQUETitre: Mukoh Hadan (Japanese)
Stranger - Mukoh Hadan (Japanese)
ストレンヂア -無皇刃譚- (Japanese)
Premiere date:
2007-09-29 (Japan)
2008-07-18 (USA)
Director: Masahiro Ando
Screenplay: Fumihiko Takayama
Music: Naoki Sato
Character Design: Tsunenori Saito
Animation director: Yoshiyuki Ito
Art design: Shiho Takeuchi
Animation Production: BONES
Distributor: Shochiku Film
DVD Distribution: Bandai Visual
Original Creator: BONES
SYNOPSISPoursuivi par des Mings venus de Chine, le jeune Kotarô et son chien Tobimaru rencontrent un ronin, Nanashi (littéralement “Sans Nom”), hanté les cauchemars de son passé et qui désormais a scellé son katana. Kotarô engage le samouraï déchu comme garde du corps pour que ce dernier l’escorte durant son voyage. Pendant ce temps-là, Rarô, un guerrier blond aux yeux bleus travaillant pour les Mings semble plus motivé par la recherche d’un adversaire digne de ce nom que par l’enfant…
L’histoire se déroule durant l’époque Sengoku (milieu du XVème siècle jusqu’au début du XVIIème), dans une période trouble de conflits permanents mais aussi de transition vers l’ère de la modernité qui marquera la réunification du pays après maintes guerres civiles. C’est aussi une période où le commerce avec la Chine, alors considéré comme le pays le plus avancé au monde, était fleurissant.
INFOS & COMMENTAIRESOn doit le scénario à Fumihiko Takayama, scénariste sur RahXephon mais il est surtout connu pour avoir réalisé les OAV Mobile Suit Gundam 0080 et le film Patlabor WXIII. Sans être révolutionnaire, le script pioche avec adresse à droite et à gauche dans les diverses histoires de samouraïs dont le cinéma nippon nous a abreuvées durant quelques décennies. Ainsi, Nanashi est un ronin blasé en quête de rédemption. Bien qu’au début il accepte d’escorter Kotarô pour l’argent, il va peu à peu se lier l’amitié avec lui jusqu’à prendre son job comme un expiatoire des ses péchés antérieurs. Forcément, il en viendra à sortir à nouveau son épée de son fourreau pour protéger le jeune garçon (lors d’une scène à en donner des frissons !). Et si à la fin, Nanashi doit la vie sauve à la pierre que lui avait donnée Kotarô, cela se traduit par la rédemption cherchée au début. Sa conscience est libre. Rarô est un personnage plus énigmatique du fait de ses origines que l’on devine européennes mais aussi pour son véritable but dans l’histoire. Rarô évoque ses guerriers mythiques, tel Achille, incontrôlables pour leur souverain et souhaitant avant tout la gloire par l’épée. Pour cela, il cherche une lame à sa mesure et Nanashi semble être l’adversaire idéal. Rarô ira même jusqu’à trancher les deux bras de son chef, qui allait abattre Nanashi avec un fusil, pour avoir l’honneur de combattre avec le ronin. Sword of the Stranger impressionne par son approche décomplexée de la violence, là où la Toei et leurs récents films Hokuto no Ken se borgnent à livrer des œuvres aseptisées et inoffensives (un comble pour du Ken !). Ici, ça tranche, ça coupe, ça défigure à tout va. Les membres et les têtes volent, tandis que le sol se recouvre de sang. Le sang d’un pays en perdition.
Pour mettre en images cette histoire, BONES a mis quelques-uns des ses meilleurs éléments à commencer par Masahiro Ando, dont c’est la première réalisation mais qui a fait ses armes chez Mamoru Oshii (Ghost in the Shell) et Rintaro (Metropolis) en tant qu’animateur clé. Qui plus est, il a notamment participé aux storyboards des séries Fullmetal Alchemist et RahXephon, tout en assurant la réalisation de quelques épisodes. L’expérience est là et cela se voit à l’écran puisque la maîtrise du cadre et de la gestion de l’espace sont bluffantes durant les séquences d’actions. Il faut aussi prendre en compte que Sword of the Stranger est avant tout un projet personnel mené par le réalisateur depuis 2003, dont il avait réalisé un film pilote dans le but de vendre l’idée au studio. À cela, on peut ajouter le travail exceptionnel de l’équipe technique notamment le directeur de l’animation Yoshiyuki Ito (chara designer de Fullmetal Alchemist et Soul Eater) et du chara designer Tsunenori Saito (directeur de l’animation sur RahXephon, Mars Daybreak et Wolf’s Rain). Sans avoir le même budget, Sword of the Stranger n’a pourtant aucun mal à foutre la honte au récent Highlander de Yoshiaki Kawajiri.
Ce qui au premier abord peut paraître insensé vu le bagage du cinéaste responsable de chefs-d’œuvre tels que Ninja Scroll ou Vampire Hunter D: Bloodlust. Entre un combat final mis en scène avec efficacité certes mais sans grand génie chez Kawajiri et un autre proprement hallucinant, multipliant les plans virevoltants comme un travelling circulaire en plein affrontement et surtout d’un dynamisme rarement vu dans un film d’animation, le choix est vite fait ! La rixe, très chorégraphiée, entre Nanashi et Rarô est la plus impressionnante et spectaculaire depuis celle entre Jubei et Gemma dans… Ninja Scroll. L’élève a dépassé le maître. D’autant que cette virtuosité ne s’étale pas uniquement sur quelques minutes mais bien sur toute la durée du métrage (même si les vingt dernières s’avèrent les plus réussies).
En version vostfr: http://kyuudenfansub.free.fr/index.php
(il est censsé être sur ce site, mais moi je ne le vois pas!)














